Le système Barter

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Le système Barter

Système de troc inter-entreprises

 

Qu'est-ce que c'est ?

De nombreuses entreprises dans le monde sont membres de réseaux utilisant le “Barter system“ ou système de troc. Ce système est « vendu » par des entreprises de services (comme celles qui vendent les tickets-restaurant par exemple). Leur but est de réunir à l’intérieur de leur réseau le plus grand nombre possible d’entreprises aux activités les plus variées pour permettre l'échange entre elles des biens et services qu'elles produisent, à l'aide d'un moyen de paiement exprimé dans une unité de compte propre à leur réseau. Cela présente un double avantage: celui d'alléger leur trésorerie en monnaie nationale et celui de dynamiser leurs affaires dans un esprit plus solidaire.
Il est à noter que si au départ les barters ne s'adressaient qu'à des entreprises, ils commencent à s'ouvrir au grand public.
 

Pourquoi appelle-t-on ce système « troc », puisqu’il y a utilisation d’un moyen de paiement comparable à la monnaie de banque ?

 

Avec la variété des biens et services qui existent de nos jours, le troc est quasiment impossible à réaliser car on tombe rarement sur la personne qui offre ce que l’on cherche et qui désire au même moment une quantité équivalente de ce que l’on peut offrir. D'où l’introduction dans le système d’une « représentation symbolique » des biens et services : L'unité de compte propre au réseau.

 

Mis à part le WIR (voir plus loin) qui est une monnaie à part entière, car la coopérative a reçu l'agrément bancaire en 1937, les réseaux barter refusent en général qu'on considère leurs unités de compte comme de la monnaie car elles n'en présentent pas toutes les caractéristiques. Elles sont outil de mesure et d'échange mais pas réserve de valeur : lorsqu’un membre achète un bien ou un service en unités réseau, il s’engage par cet acte vis-à-vis des membres du réseau à créer et mettre à leur disposition la valeur équivalente de bien ou service relevant de sa compétence. La finalité n’est pas d'accumuler ces unités mais de faciliter les échanges nécessaires à l'activité des membres du réseau. Ainsi les comptes sont-ils rarement très créditeurs ou très débiteurs longtemps. Une limite dans chaque sens est en général fixée à chaque membre selon ses caractéristiques. Les dépôts ne sont pas rémunérés. Au contraire, certains réseaux appliquent même un intérêt négatif (principe de la fonte Géselienne des monnaies) afin d'encourager l'échange et non la thésaurisation. Il est souvent possible d'emprunter dans ces unités, dans ce cas, les réseaux ne réclament pas ou peu d'intérêt. Lorsqu'il y en a, c'est seulement pour couvrir les frais de fonctionnement de l'organe gestionnaire du réseau.

 

Est-ce légal ?

Ces systèmes sont tout à fait officiels et légaux. Le chiffre d'affaire réalisé en unités de compte réseau est déclaré en comptabilité comme s’il s’agissait d'un règlement effectué avec une devise étrangère. La fiscalité du pays peut donc s’exercer normalement. La limite de cela est qu’une entreprise ne peut réaliser qu’une partie minoritaire de son chiffre d'affaire de cette façon, faute de quoi elle ne pourrait plus faire face au paiement des taxes, salaires, charges sociales et frais généraux.

 

Nous vous présentons ici deux exemples

La référence mondiale dans ce domaine
le réseau WIR

L’histoire de la Banque WIR dont les activités sont soumises à la loi suisse sur les banques depuis 1936, débute en l’an 1934. La crise économique mondiale sévissant depuis 1929 et qui a atteint son apogée en 1934 a été le déclencheur de la création de la WIR «Wirtschaftsring-Genossenschaft» par Werner Zimmermann, Paul Enz et 14 autres personnes.

L’idée, inspirée par la théorie du libre penseur Silvio Gesell sur une économie libre, était de répondre à l’approvisionnement trop faible en argent, résultant de sa thésaurisation, en ne payant plus d’intérêts sur le capital utilisé. Cet argent «libre» a été appelé plus tard l’argent «neutre». Une taxe aurait en revanche dû être payée pour l’argent inactif. WIR Cercle économique n’était pas la première organisation à proposer une sorte d’échanges basés sur cette théorie de l’argent.

Pour lire la suite et avoir toute information sur le WIR : http://www.wir.ch/fr/la-banque-wir/histoire

Et plus récemment le Réseau RES en Belgique

Le Réseau RES s'est à l'origine inspiré du WIR suisse. Réseau de petites et moyennes entreprises se fournissant mutuellement à l'aide de sa propre monnaie: le RES.
 
Plus de 5000 entreprise en Belgique y adhèrent. Elles agissent dans tous les secteurs, des briques aux accessoires de bureau, en passant par les agences d'assurance, l'impression, l'horeca et la lingerie !

Le RES n'est valable qu'au sein du réseau RES et la valeur d'1 RES est égale à celle d'1 euro.
RES étant utilisé comme moyen de paiement a même valeur que la monnaie officielle et doit par conséquent être intégré dans la comptabilité.

Pour lire la suite et avoir toute information sur le RES : http://www.res.be/fr/index.asp?pid=watisres